Destinée à mieux comprendre le sexolisme et son rétablissement.
DÉCLARATION DE PRINCIPES
Nous avons une solution. Nous ne prétendons pas qu’elle soit pour tout le monde, mais pour nous, elle marche. Si vous vous identifiez à nous et pensez que vous pouvez partager notre problème, nous voudrions partager avec vous notre solution. (Sexoliques Anonymes, page 14).
En définissant la sobriété, nous ne parlons pas pour les personnes extérieures aux Sexoliques Anonymes. Nous ne pouvons parler que pour nous-mêmes. Ainsi, pour le sexolique marié, la sobriété sexuelle signifie n’avoir aucune forme de rapport sexuel avec lui-même ni avec personne d’autre que l’épouse ou l’époux. Dans la définition de la sobriété de S.A., le terme « épouse ou époux » concerne un partenaire dans le cadre d’un mariage entre un homme et une femme.
Pour le sexolique non marié, la sobriété sexuelle signifie s’exempter de relation sexuelle de tout type. Et, pour nous tous, célibataires aussi bien que mariés, la sobriété sexuelle inclut aussi la victoire progressive sur la luxure.
(Sexoliques Anonymes, p. 164)
La seule condition pour devenir membre de SA est un désir d’arrêter la luxure et de devenir sobre sexuellement selon la définition de sobriété SA.
Lorsque deux sexoliques ou plus se réunissent pour obtenir la sobriété selon la définition de sobriété SA, ils peuvent se considérer un groupe SA.
Les réunions qui n’adhèrent pas et qui ne suivent pas la définition de sobriété SA décrite dans la Déclaration de principe ci-dessus adoptée par l’Assemblée générale des délégués en 2010 ne sont pas des réunions SA et ne peuvent pas s’appeler des réunions SA.
Annexe à la Déclaration de principe adoptée par l’Assemblée générale des délégués le 8 juillet, 2016.
LE PROBLÈME
Nombre d’entre nous se sont sentis inadaptés, dévalorisés, seuls et angoissés face à l’existence. Nous avons toujours considéré dans notre for intérieur que nous étions très différents de ce que nous percevions chez les autres.
Très tôt, nous en sommes venus à nous sentir déconnectés de nos parents, de nos amis et de nous-mêmes. Nous nous sommes évadés dans les fantasmes et la masturbation. Notre besoin de connexion nous a amenés à nous enivrer de photos et d’images et à poursuivre les objets de nos fantasmes. Nous recherchions les plaisirs sexuels et nous voulions être l’objet de convoitises sexuelles.
Nous sommes devenus de vrais dépendants : de la masturbation, de la promiscuité, de l’adultère, des relations fondées sur la dépendance et toujours plus de fantasmes. Nous les avons obtenus par le regard, nous les avons achetés, vendus, échangés et donnés. Nous étions dépendants de l’intrigue, de la séduction et de l’interdit. La seule façon de nous en libérer était de passer à l’acte. Nous implorions, les bras grands ouverts : « Je t’en prie, unis-toi à moi et fais-moi atteindre la plénitude. » Obsédés par la luxure, nous recherchions une connexion intense qui nous rendait esclaves des autres.
Comme résultat, nous avons connu la culpabilité, la haine de soi, le remords, le vide intérieur et la douleur ; nous nous sommes alors repliés davantage sur nous-mêmes, loin de la réalité, loin de l’amour, perdus dans notre for intérieur.
Notre façon d’agir rendait la véritable intimité impossible. Dépendants de l’irréel, nous ne pouvions jamais connaître l’union réelle avec une autre personne. Nous recherchions « une connexion magique », évitant ainsi l’intimité et l’union véritable. Nos fantasmes pervertissaient la réalité ; la luxure tuait l’amour.
D’abord dépendants, puis handicapés par notre incapacité d’aimer, nous avons profité des autres pour remplir notre vide intérieur. Nourrissant encore et encore l’illusion que la prochaine relation allait nous sauver, nous étions vraiment en train de perdre nos vies.
LA SOLUTION
Nous avons réalisé que notre problème se manifestait à trois niveaux : physique, émotionnel et spirituel. La guérison devait donc s’opérer sur ces trois plans.
Le changement crucial d’attitude s’est produit lorsque nous avons admis que nous étions impuissants, que notre défaite était totale devant notre comportement. Nous avons assisté aux réunions et nous avons modifié notre comportement. Pour certains, cela signifiait ne pas avoir de sexe avec nous-mêmes ou avec d’autres, et ne pas nous engager dans une relation. Pour d’autres, cela signifiait une « période de sevrage » et ne pas avoir de sexe avec son époux ou son épouse pendant quelque temps, afin de se rétablir de la luxure.
Nous avons découvert que nous pouvions arrêter, que ne pas nourrir notre désir sexuel ne nous ferait pas mourir, que la sexualité était vraiment optionnelle ! Il y avait l’espoir d’une libération et nous avons commencé à nous sentir vivants. Encouragés à continuer, nous nous sommes graduellement débarrassés de nos obsessions sexuelles et de notre égocentrisme, qui nous isolaient, pour nous tourner vers Dieu et vers les autres.
Bien sûr, nous avions peur; nous ne savions pas où cela nous mènerait. Notre seul réconfort était de savoir que d’autres l’avaient fait avant nous. Chaque nouveau pas vers le lâcher prise semblait nous mener au bord du gouffre, de l’abîme, mais nous avons persévéré. Au lieu de nous faire mourir, notre lâcher prise faisait disparaître nos obsessions! Nous nous dirigions vers la lumière, vers un nouveau mode de vie.
La fraternité nous a guidés et soutenus pour nous éviter de nous sentir bouleversés par nos émotions; elle nous a procurés un refuge sûr, où nous pouvions finalement faire face à nous mêmes. Au lieu de noyer nos émotions dans une sexualité compulsive, nous avons commencé à exposer les racines de notre vide spirituel et de notre soif de spiritualité. Ce fut le début de notre rétablissement.
Faisant face à nos défauts, nous avons accepté de changer; par le lâcher prise, nous avons brisé l’emprise qu’ils exerçaient jusqu’alors sur nous. Pour la première fois, sans notre « drogue », nous avons commencé à nous sentir plus à l’aise avec nous mêmes et avec les autres.
Ayant pardonné à tous ceux qui nous avaient fait du mal, nous avons tenté de réparer nos propres torts sans blesser qui que ce soit. À chaque amende honorable, nous avons senti s’alléger le fardeau de la culpabilité qui pesait sur nos épaules, jusqu’à ce que nous puissions marcher la tête haute, regarder les autres dans les yeux et nous sentir enfin libérés.
Nous avons commencé à pratiquer une sobriété positive. Par des gestes d’amour, nous avons amélioré nos relations avec les autres. Nous avons appris comment donner et nous avons reçu à la mesure de ce que nous avions donné. Nous avons trouvé ce qu’aucun substitut ne nous avait jamais apporté auparavant. Nous sommes arrivés à faire la véritable Connexion. Nous avons enfin trouvé notre place.
AUTRES DOCUMENTATIONS
Informations générales
Pour les nouveaux et nouvelles
Pour les professionnel.le.s
SA pour les femmes
Pourquoi arrêter la luxure?
POUR LES PROFESSIONNEL.LE.S
Pour obtenir des informations ou si vous voulez rencontrer une personne qui vous donnera des informations sur Sexoliques Anonymes (SA) ou vous informer comment SA fonctionne et comment ce programme peut aider le dépendant sexuel à se libérer de la luxure comme les AA l’ont fait avec l’alcool.
Nous pouvons organiser une rencontre avec des membres SA ou faire une présentation à un groupe de professionnels lors d’une de vos réunions. Cette présentation et le partage de notre rétablissement peuvent être coordonnés avec vous selon vos besoins.
Espérant que cela pourra être utile à tous ceux et celles qui n’arrivent pas à se sortir de leurs comportements sexuels autodestructeurs.